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Histoire de la Principauté
Des fondations d’Éric Ier au règne d’Éric V, Swedenborg s’est construit comme un petit État souverain, fidèle à sa foi, à la mer et à la parole donnée.
Les origines
La tradition nationale attribue la fondation de Swedenborg à Éric Ier. Autour de la rade qui ouvre sur le Skagerrak, il réunit des communautés de pêcheurs et de montagnards, dota le pays d’un palais, d’une cathédrale et d’une citadelle, et plaça l’État sous la protection de saint Olaf.
Éric II défendit ensuite la Principauté contre l’envahisseur. Éric III gouverna par la sagesse plus que par les armes. Éric IV, dit le Bien-Aimé, laissa le souvenir d’un prince proche de son peuple — modèle que les Jansen se sont toujours donné pour mesure.
La maison Jansen
Au premier XXᵉ siècle, le trône appartient à la maison Jansen. Le prince Carl et la Bonne Princesse élèvent leur fils Éric dans la double culture du pays : le norvégien de la côte et le français de la Cour. L’enfant naît le 13 juin 1922 dans la capitale qui porte le nom de l’État.
En 1935, la Principauté perd d’abord la Bonne Princesse, puis le prince Carl. L’oncle Sven III assume la couronne. Son règne s’achève le 26 août 1936. Éric, alors âgé de quatorze ans, devient prince souverain, assisté du conseil de régence prévu par le testament de Sven III.
Éric V
Le 1ᵉʳ janvier 1937, après un référendum d’émancipation, Éric est proclamé Éric V de Swedenborg. Il gouverne assisté d’un premier conseiller et d’un conseil des ministres. La plus haute distinction de l’État, l’Insigne de l’Aigle d’or, récompense les services éminents rendus à la Couronne.
Le prince parle le norvégien, le français, l’anglais, l’allemand et l’espagnol. Scout, cavalier, skieur et marin, il incarne une souveraineté jeune, ouverte et ferme. Les traités lient Swedenborg à ses voisins : service des princes dans la marine norvégienne en temps de paix ; alliance avec la France, qui appelle les princes sous l’uniforme français lorsque l’Europe est en guerre.